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Baladodiffusion : Qui regarde?

Transcription

Oriane : Bonjour, je m’appelle Oriane Dubois!
Cindy : Quand on va à l’épicerie pis que tu vois les bonbons, les chips et les céréales avec plein de sucre, est-ce que tu voudrais qu’on en achète?
Oriane : Les céréales avec plein de sucre, oui et aussi les chips, mais j’essaie de m’empêcher. J’aime la bouffe…mal…la bouffe, mais je préfère…les légumes et les fruits.
Cindy : Est-ce que tu penses que c’est une bonne idée d’avoir des machines avec plein de chocolat et des bonbons comme tu vois dans les magasins?
Oriane : Non!
Cindy : Qu’est-ce que tu penses qu’on devrait mettre dans le machines?
Oriane : On devrait mettre…euh…de la salade…hum…je sais pas...etc.
Cindy : Qu’est qui a toujours à côté des caisses quand on va à l’épicerie?
Oriane : Des bonbons
Cindy : Est-ce que ça te donne envie d’en acheter?
Oriane : Oui, ça me donne, non! Ça me donne hâte à Halloween, pis manger des bonbons.
Cindy : Pis, quand y a des Minions sur la boite, puis des personnages de télévision que t’aimes, est-ce que ça te donne envie d’acheter le produit?
Oriane : Oui
Cindy : Même s’il est pas bon pour la santé?
Oriane : Des fois non, des fois oui.
Cindy : Vous venez d’entendre ma fille de 8 ans. Mon nom est Cindy Lebas, je suis bibliothécaire à la Bibliothèque publique d’Ottawa. Et, ce mois-ci, nous avons rencontré Sonia Jean-Philippe diététiste à Santé publique Ottawa, qui nous a parlé de l’impact du marketing de la malbouffe chez les jeunes.
Sonia : Au niveau d’Ottawa, y a eu un rapport récemment de la Fondation des maladies du cœur, rapport, ils appellent ça le bulletin de la santé. Ils en préparent un à tous les ans, mais cette année c’était spécifiquement sur le marketing qui cible les enfants. Donc, le titre c’était « nos enfants et nos jeunes sont bombardés ». Dans ce rapport, ils parlaient du problème, donc pourquoi on devrait s’inquiéter à ce sujet, pourquoi on devrait intervenir au niveau de la santé publique. Donc, le rapport présentait différentes options ou idées, suggestions, pour les différents niveaux de gouvernement, pour s’impliquer et intervenir. Donc, notre conseil de la santé a vu ce rapport, ils ont vraiment été intéressés au sujet. Donc, ils ont donné la directive à Santé publique Ottawa de faire une consultation à ce sujet pour savoir, à Ottawa, qu’est-ce qu’en pense les résidents? Ce qu’on cherche à savoir de cette consultation, c’est est-ce que les gens voient le problème, est-ce que les gens pensent qu’on devrait intervenir?
Cindy : Comment est-ce qu’on peut encourager les enfants à manger mieux, dans la vie quotidienne?
Sonia : Très bonne question! Tout ce qui est saine alimentation et habitudes de vie ça commence à un jeune âge. Dès que l’enfant commence à manger, c’est l’opportunité de les éduquer et de bâtir leurs habiletés pour la vie. Donc, une des choses qu’on parle souvent, quand on parle aux parents, c’est la division des responsabilités. Donc, dès un jeune âge, y a un rôle pour le parent, y a un rôle pour l’enfant. Le parent c’est celui qui offre les aliments sains, qui offre des repas à des heures régulières et l’enfant a le rôle de se nourrir, de choisir ses aliments, quelle quantité il va manger et qu’est-ce qu’il va manger. Une autre des activités, j’aime dire, qu’on peut faire c’est d’impliquer les enfants dans la cuisine, les impliquer dans les choix pour les diners, si on les implique à préparer leur diner, y a plus de chances qu’ils vont vouloir manger ce qu’ils ont choisi et aider à préparer. C’est aussi une opportunité pour leur inculquer des habiletés, des connaissances qui va rester avec eux tout le reste de leur vie.